Chacun d’entre nous se réveille ce matin au chaud dans une couette. On sait qu’il y a des douches chaudes disponibles, un endroit où préparer le petit déj’ au sec. Inutile de dire que personne n’y met du sien pour partir rapidement.
On tente même de réserver une nuit suivante au même endroit, mais…
Ah désolé monsieur, on est complet pour ce soir. Il va falloir partir
Nous sommes dans la région du “cercle d’or”. Pas mal de zones à voir, dans un rayon assez réduit. On est également proche de Selfoss, ville où l’on peut trouver un supermarché.

Première étape: Selfoss
On trouve enfin un supermarché, et on espère acheter autre chose que de la viande en boite et du poisson en tube. Mais c’est mal barré.
En effet, en Islande, la bouffe semble se ranger dans 3 catégories:
- des saletés d’origine anglo-saxonnes: céréales, bonbons, sucreries, nachos et autres trucs pleins de sucre
- des ingrédients de base (légumes, viande à la découpe, etc…)
- des produits déjà préparés mais à conserver au frais
Nous qui cherchions des plats préparés en conserve, sommes confrontés à une sélection très limitée de conserves. On y trouve des raviolis en boîte, des haricots en sauce rouge, et pas grand chose de plus.
On a donc le choix entre acheter des ingrédients de base, ce qui va être un enfer à préparer le soir, ou alors se rabattre sur certains produits préparés à acheter au compte-goutte, car ça va être dur de les conserver dans la voiture.
Sans compter que les prix s’envolent dès qu’on sort du produit de base.
Nous qui espérions découvrir enfin une vraie gastronomie islandais, nous sommes un peu déçus. Nous commençons à saturer un peu des repas saucisses/fayots et saucisses/pâtes.
Google translate ne me donne pas toujours une traduction fidèle des étiquettes, et j’ai abandonné toute idée de demander de l’aide à un islandais.
On achète donc des boites et des saucisses un peu au feeling. Après tout, une saucisse, une fois que tu la fait griller, c’est forcément mangeable, non?
Deuxième étape: Smoke on the water
Tout le monde sait ce qu’est un geyser. Ca existe sur toute la planète, et c’est devenu un nom commun. Mais à l’origine, cela vient de “Geysir”, qui est un nom propre, désignant celui-ci:

La plupart des touristes s’agglutine autour de “Strokkur”.
Strokkur, c’est un peu comme une bouteille de coca light de plusieurs milliers de mètre cubes, dans laquelle quelqu’un glisserait 3 tonnes de mentos toutes les dix minutes.

Bon, je ne vais pas nier: c’est impressionnant
On trouve sur le site des mares d’eau plus ou moins agitées, avec des couleurs plus ou moins croyables

On passe une bonne heure à arpenter le sentier et regarder un peu toutes ces manifestations bizarres de la fureur souterraine de notre planète.
Troisième étape: GUlLFOSS
Haute de 32 mètres et large de 70, Gullfoss est une des attractions principales d’Islande. En témoigne les véhicules d’aventuriers sur le parking (je précise qu’il y a la route jusqu’à Gullfoss, hein?)


Dans la première moitié du XXème siècle, des investisseurs avaient prévu de faire un barrage ici. La légende veut que la fille des propriétaires, Sigríður Tómasdóttir fit plusieurs aller-retour à pied jusqu’a Reykjavik, et menaça même de se jeter dans la cascade si le projet voyait le jour.
Même si la légende est probablement exagérée, une plaque avec le visage de Sigríður a été apposée sur le site de Gullfoss
La encore, paysage impressionnant. On n’est plus dans la petite cascade anecdotique. Il y a du débit!
Quatrième étape: Secret Lagoon
On n’a pas encore testé les fameuses sources d’eau chaudes. Il y en avait à Reykjavik, mais on n’y passera pas. Des françaises rencontrées le premier jour nous avaient parlé d’un “secret lagoon”.
Le GPS dit que c’est pas loin. Allons donc y jeter un oeil!
A l’entrée, on nous promet que les gamins seront donnés en pâture aux trolls, ce qui nous paraît de très bon augure.

Pas de photo dans ces bains chauds, mais sachez néanmoins qu’une fois dedans, c’est très difficile d’en sortir! L’eau varie selon les endroits dans le bassin entre 40 et 60 degrés. La température externe est plutôt dans les 5°
Cinquième étape: Fire in the sky
Après cette journée bien remplie, il est temps d’aller faire cuire les saucisses achetées ce matin!
On va se poser dans un camping perdu à Fluðir, et la voiture est promptement transformée en étendage à linge.

L’appli me dit qu’il va y avoir des aurores boréales ce soir, mais le ciel a décidé qu’il ne me laisserait pas tranquille. La couverture nuageuse reste donc bien dense.
Sur ce, le gérant du camping débarque avec son pickup. Une belle tête de truand russe, avec survèt’ de marque, copine maquillée comme une voiture volée. Il nous explique qu’il accepte la carte visa, avec un accent qui me fait me demander combien va réellement être débité sur ma carte.

On tente de faire cuire les fameuses saucisses. Qui donnent un jus bizarre, ont une odeur bizarre. On arrive à trouver une page sur google qui nous explique pourquoi: il s’agit de saucisses de gras et de viande de cheval! Ca doit cuire à la vapeur pendant 2 heures. Ce qui est très amusant à faire sur un brûleur au diésel.
On finira par manger le classique knacki, pâtes & sauce bolo en bocal.
Avant d’aller se coucher, le ciel décide de se faire pardonner sa couverture nuageuse, en nous offrant un coucher de soleil sympa.


