Au petit matin, Dieu m’est apparu et il m’a donné la solution les deux blaireaux se sont barrés. On a lu quelque part que certains se tapent l’incruste comme ça dans les campings. En arrivant assez tard, sans planter de tente, et partant tôt, ils dorment dans une zone à l’abri sans payer.
On remballe tout, et on va visiter le fameux lac Mývatn. On a même droit aux fameuses mouches (Mývatn veut dire “le lac des mouches”)
Le lac, troisième étendue d’eau naturelle du pays, reste gelé six mois de l’année. Le nom du lac vient des nuées d’insectes dont se nourrissent les canards qui peuplent les bords du lac en été.
Eau translucide, végétation luxuriante, une belle forêt avec des fougères, des arbres… On se croirait dans une zone tempérée.
Un peu plus loin, on va visiter la zone de Hverarönd. Là aussi, le volcanisme se manifeste, mais pas de la même manière.
Ici, c’est moche, c’est bruyant, ça fait des bulles et ça PUE! C’est…
C’est en bordure de la route 1, ce qui en fait un des sites les plus fréquentés d’Islande. Ce jour là, néanmoins, il n’y avait pas foule.
Un sentier est délimité par des cordeaux, et des pontons. A peu près partout…
Certains cratères fumants auraient leur place dans un film d’horreur ou de science-fiction.
La vidéo donne une meilleure idée du côté profondément
dégueu minéral de l’endroit
Par endroits, il faut sauter par dessus une fissure aux bords glissants. Au fond ruisselle une eau fumante et puant le souffre à plein nez.

Certains ont dressé des cairns. En hommage à leurs cellules olfactives décédées?
Certains solfatares ont même formé des cheminées, et débitent moult fumées, dans un vacarme de tous les diables!
Là, point de cordeau de sécurité. On peut aller planter sa tête dans les gaz.

Une fois qu’on a bien imbibé nos vêtements du parfum “bøúlę púåntę”, on remonte quelques kilomètres au Nord, en direction du cratère Víti (“l’Enfer”)

Le cratère ne fait que 300 mètres de diamètre au niveau de la crête. Mais un sentier amène vers la centrale géothermique, qui récupère l’énergie du Krafla.

Le lac au fond de Víti a la particularité de changer de couleur selon l’éclairage du soleil.

On fait la pause déjeuner dans l’herbe en contrebas du 4×4. Mon crush d’hier s’est garé sur le parking à côté de notre 4×4. Je vais donc taper la discute avec l’heureux teuton possesseur du T3 4×4 équipé pour le raid.
Puis je commence à surfer sur leboncoin… Par pure curiosité scientifique, bien sûr
En repartant, je ne peux m’empêcher de photographier la technologie islandaise. Dans un pays où le sol est congelé des mois durant, pourquoi s’ennuyer à enterrer des conduites d’eau chaude?

On continue vers l’Est, toujours. Avec un crochet vers la cascade de Dettifoss. Il s’agit tout simplement de la cascade la plus puissante d’Europe!
Elle a servi de lieu de tournage de la scène d’intro du film Prometheus, en 2012.

On peut aller se balader au bord du gouffre. Avec autant de débit en eau (200m3 par seconde), on revient un peu humides… On est allé au pied de l’arc-en-ciel, mais point de leprechaun ou de cache d’or
Au bout du sentier, un promontoire surplombe le gouffre. Et comme dans tous les endroits surplombant le vide, il y a toujours deux idiots pour rejouer “Titanic”.

On est déjà plus éloigné de la zone volcanique, comme en témoigne la végétation.

Il n’y a plus de vrais villages dans le coin. Tout au plus quelques maisons regroupées ici et là. Selon le Routard, il y a un camping dans le hameau de Grímsstaðir, vers l’Est.
En arrivant, on ne voit aucun signe du camping. On se gare à côté d’une maison. la porte s’ouvre, et en sort:

Grímsstaðir, localité islandaise de NEUF habitants. Et sur les 9, un d’entre eux est le portrait craché de Fonzie
Maintenant on le sait, Henri Winkler a un sosie, quelque part dans le Nord-Est Islandais. Le gars nous indique la direction du camping. Il sait bien où c’est, vu que c’est lui le gérant.
Bon, il a beau ressembler au modèle de la cool attitude, ça ne l’empêche pas de nous encaisser 40 balles pour un camping dans lequel il n’y a pas de douches. De plus, il nous fait payer pour 2 adultes et deux enfants. Le lendemain on tombe sur une plaque affichant les tarifs, qui indique que normalement c’est gratos pour les mômes. Pas cool, Fønzíe

On profite de la dernière soirée. Il fait beau ce soir. Une belle soirée où on peut espérer des aurores boréales. J’ouvre mon appli de prévision, et elle me répond:

Iceland for Dummies 2017 – la carte est là